- Accueil
- Dernier article
- IL CHANTE LE GITAN
- CHANSONS FRANCAISES
- CHANSONS ESPAGNOLES
- BIOGRAPHIE
- Titre : CUANDO TE VEO (chanson mi variété française mi gitane)
- CD Album : AU FIL DES JOURS...
- REFERENCES
- REPRESENTATION FIN D'ANNEE 1976-1977
IL CHANTE LE GITAN (ALBUM : Chansons françaises) posté le vendredi 15 septembre 2006 22:50
CHANSONS FRANCAISES (ALBUM : Chansons françaises) posté le vendredi 15 septembre 2006 23:06
ALBUM
"AU FIL DES JOURS"
SACEM N° 1468502
SOMMAIRE
L'aveugle....... (1) (A/C : A.SANTOLINO)
La Bohémienne....... (2) (A/C : A.SANTOLINO)
Chanter le Jazz....... (3) (A/C : A.SANTOLINO)
Une Main....... (4) (A/C : A.SANTOLINO)
Mon Enfant....... (5) (A : A.SANTOLINO/C : A. BANDERRA)
Monsieur....... (6) (A/C : A. BANDERRA)
Un Combat de Survie....... (7)(A/C :A.SANTOLINO)
Il chante le Gitan....... (8) (A/C :A.SANTOLINO)
Souvenirs....... (9)(A/C :A.SANTOLINO)
Swinni....... (10) (A :A.SANTOLINO/C : A. BANDERRA)
Prière....... (11) (A/C : A.SANTOLINO)
Où es-tu en cette seconde....... (12) (A/C : A. BANDERRA)
Quand je te vois/Cuando te veo....... (13) (A/C : A.SANTOLINO)
Une Aventure....... (14) (A/C : A.SANTOLINO)
J'aimerais que la vie s'arrête....... (15)(A/C : A. BANDERRA)
Toi l'inconnu qui passe....... (16) (A/C :A. BANDERRA)
REMERCIEMENTS
Je tiens à remercier les personnes qui m'ont permis de réaliser cet album :
Jean Rigaud (arrangements musicaux)
José Kris (guitare rythmique flamenca)
Paco de Alhambra pour sa participation vocale (Pour le titre : Il chante le Gitan)
Bile pour sa participation vocale et amicale (Pour le titre : Cuando te veo)
Gil Valenza & Pancho Albadonato (papa d'El Chato) pour les arrangements et conseils (Pour le titre : Cuando te veo)
Jean-François Richomme pour la création de la jacquette du CD et photographie
et mon grand ami Alain BANDERRA (disparu en novembre 2007) à qui je pense chaque jour.
CHANSONS ESPAGNOLES (ALBUM : Chansons espagnoles) posté le vendredi 15 septembre 2006 23:06
ALBUM
"SUENA MI GUITARRA"
(Auteur-Compositeur-Interprète : Agnès SANTOLINO)
SACEM N° 1468502
SOMMAIRE
QUIERO CANTAR ........ 1
NO CANTARE EL AMOR ........ 2
TE QUIERO ........ 3
NUNCA SIN TI ........ 4
SUENA MI GUITARRA ........ 5
MARINERO ........ 6
SANTA MARIA ........ 7
DEL BRASIL ........ 8
QUIERO SER GITANA ........ 9
CUANDO TE VEO ........ 10
DAME UN TANGO ........ 11
IL CHANTE LE GITAN ........ 12
SINGLE réalisé au Studio LATITUDES (PARIS)
NO CANTARE EL AMOR (remix)........ 1
QUIERO SER GITANA(remix) ........ 2
REMERCIEMENTS
Merci à José KRIS (guitariste) et Jean Rigaud (arrangeur).
Je remercie Gil Valenza et Pancho Albadonato pour leur aide et conseils ainsi que BILE dont la voix n'a d'égal.
Merci à B. BENARDEAU (remix)
Merci à Marie-Angélique (ma fille aînée) pour la photo de la jacquette du CD
et enfin, Merci à l'amour de ma vie "ANTONIO" pour m'avoir inspiré lors de la création de mes chansons espagnoles.
BIOGRAPHIE (BIOGRAPHIE) posté le vendredi 15 septembre 2006 23:17
L’ENFANCE
Le 4 décembre 1963, dans un paysage enneigé comme il en existe à Annecy, en Haute-Savoie, un bébé est né. C’est une petite fille brune aux yeux bleus que ses parents prénomment AGNES.
Issue d’une famille pied-noir, son père est fonctionnaire de police et sa mère au foyer. Elevée dans l’amour de la musique, son père étant musicien depuis enfant (1er prix de violon au Conservatoire d’Alger à l’âge de 7 ans).
Le 15 février 1967, Agnès a un petit frère, PIERRE. A l’âge de trois ans, il chante les succès d’Hervé Villard. Il a une voix puissante pour son âge. Quelques fois, il chante dans une brasserie accompagné de son père à la guitare et d’un copain qui joue de la mandoline. Tous les passants sont stupéfaits d’entendre ce garçonnet chanter aussi juste et fort, ils s’arrêtent pour l’écouter.
Les grands-parents maternels habitent un petit village de montagne composé de quelques fermes, une école (classe unique), une Mairie, une église, un cimetière, un bar où les villageois se retrouvent pour boire et jouer aux cartes, et un tabac-épicerie qui est le seul magasin du village tenue par une très vielle dame adorable. Le grand-père d’Agnès est Garde-forestier, il marque les arbres et veille contre le braconnage très répandu en ce lieu et à cette époque. Chaque dimanche la famille se réunit autour d’un couscous ou autre plat méticuleusement préparé par la grand-mère. Les légumes proviennent du jardin, le lait et les œufs de la ferme ainsi que les lapins et poulets. Agnès aime rentrer les vaches avec les jeunes fermières. Pierre, lui est plus citadin avec ses petits costumes et nœud papillon. Il craint l’odeur des bouses de vaches qui colle aux semelles lorsqu’on ne fait pas attention où l’on marche. Agnès passe toute sa petite enfance dans la joie de la ferme partageant le quotidien des villageois pour qui elle fait un peu partie de la famille et l’école en ville, puis les longues ballades au Paquier qui borde le Lac d’Annecy. Agnès aime donner à manger aux Cygnes majestueux friands de pain dur, faire de la balançoire. Chaque année, Agnès ne manque pas le rendez-vous du Cirque et son plus grand bonheur est, avant les clowns même, les éléphants. Après le spectacle, Agnès passe des heures à leur donner du pain à la ménagerie. De magnifiques années remplies d’amour familial s’écoulent lorsqu’en avril 1970, un premier malheur frappe la famille. La grand-mère d’Agnès décède subitement à 63 ans, après une hospitalisation. C’est la première fois qu’Agnès voit son grand-père pleurer, malgré ses efforts pour ne pas montrer son immense peine à ses petits-enfants. Agnès comprend assez vite qu’elle ne pourra plus voir sa « mémé », qu’elle ne pourra plus se réfugier dans ses bras, ni entendre sa douce voix l’appeler « mon petit poulet ».
En mai 1970, toute la famille déménage et s'installe à Marseille. Agnès fréquente une école privée catholique. Son père fait partie d'un orchestre et joue dans les bals, mariages, baptêmes, réveillons et foyers du 3ème âge. Il compte aussi parmi l'orchestre philarmonique de la police où il joue du tuba.
Tandis que Pierre chante les succès de Claude François, son idole, Agnès préfère Johnny Hallyday et Sylvie Vartan.
En 1973, un nouveau déménagement a lieu et la famille, propriétaire d'une maison, s'installe en banlieue marseillaise, dans la commune des Pennes-Mirabeau.
Lors des kermesses de l'école primaire où sont scolarisés Pierre et Agnès, ils obtiennent toujours les deux premières places au radio-crochet. C'est Pierre le premier ! Claude François disparaît dans le tragique accident que tout le monde connaît et Pierre arrête de chanter. Quelques temps après sa voix mue et à force d'avoir chanté étant plus jeune, ses cordes vocales sont abîmées.
L’ADOLESCENCE
Agnès n'abandonne pas, au contraire, elle s'inscrit en 1976 à des cours de solfège et de guitare classique. Elle a alors 12 ans. A la fin de l'année scolaire, elle obtient son premier diplôme de Guitare/Solfège. Elle joue devant un public composé des parents d'élèves et des professeurs. C'est là qu'elle s'aperçoit qu'elle est faite pour avoir un public.
Elle retourne l'année suivante en école privée catholique et arrête les cours de guitare et solfège. Mais, dotée d'une oreille musicale et douée pour cet art, ainsi que pour la poésie, Agnès continue toute seule à apprendre et à se perfectionner. Elle devient "autodidacte". C'est à 13 ans qu'elle compose sa première chanson "Tourne manège tourne", puis d'autres suivent. Depuis, elle n'a jamais cessé de composer , suivant l'évolution de l'âge.
Très croyante et pratiquante dans la religion catholique, elle se fait remarquer dans l'école qui est un établissement presque religieux. Agnès commence à animer les « messes de jeunes » une fois par mois dans sa paroisse. Puis, lorsque sa classe effectue des retraites dans un Foyer de Charité, elle n'oublie jamais d'emporter sa guitare et de faire chanter ses camarades de classe qui chantent plus facilement les cantiques de cette manière et qui connaissent par cœur les chansons d'Agnès.
A 15 ans, Agnès fait la connaissance d'un beau jeune homme, Antonio. Il est gitan mais Agnès ne le sait pas. Elle croit qu'il est espagnol. Une nouvelle passion naît chez Agnès : "LE FLAMENCO". Elle n'écoute alors que ça, sans pour autant délaisser ses disques de Johnny. Le soir, elle s'endort au son d'un Cante Jondo chanté par Camaron de la Isla. El Chato sort son premier disque "Qué Bonita Eres". Depuis, Agnès ne manque pas d'acheter tous ses disques.
A l'âge de 16 ans, Agnès fait la connaissance d'un auteur-compositeur, Alain Banderra, avec lequel elle fait sa première émission de radio ; "RADIO PROVENCE", les radios libres et locales faisant leur première apparition. Grâce à Alain, Agnès fait partie du Club des Poètes à Marseille, mais ne peut s'y rendre souvent car les réunions sont trop tardives par rapport à son âge. Agnès passe une audition devant un jury au Palais des Congrès de Marseille avec sa chanson "Il était une fois". Cette audition a pour but de sélectionner un/une interprète pour le concours Eurovision. Agnès n'est pas retenue mais a les félicitations du Jury, compte tenu de son jeune âge pour être auteur-compositeur. Ils l'invitent à revenir quelques années plus tard.
Agnès obtient son Brevet des Collèges avec 19/20 en espagnol et 0,50/20 en maths. Elle passe en seconde au Lycée St Exupéry (Lycée Nord à Marseille) et y reste deux années (une année en littérature et une année en langues : anglais-espagnol-italien). En cours de maths, Agnès écrit des poèmes au lieu de faire ses contrôles et rend quand même sa copie avec son texte (son gentil et patient professeur de mathématiques lui dit que c'est très bien ce qu'elle écrit mais qu'au BAC, ce sont des maths qui vont lui être demandés). Mais Agnès n'est pas faite pour les longues études et pour elle, aller jusqu'au BAC est trop long. En plus, son père qui est très sévère, ne la laisse pas sortir. Agnès préfère aller voir son bel Antonio au lieu d'aller au lycée. Deux ans de rencontres amoureuses...
Agnès continue à composer et écrire des chansons. Avec son ami Alain Banderra, ils mettent en place un spectacle d'Auteurs Compositeurs Interprètes au Théâtre Henri Martinet (le compositeur de « PETIT PAPA NOËL » et qui est un vieux monsieur aux cheveux tout blancs) qui se situe aux Pennes Mirabeau. Toute la famille d'Agnès est présente (sauf son père qui travaille). Quel bonheur ! Une scène, un super public, des supers potes chanteurs (Alain, Marcel...) et musiciens sous des rafales d'applaudissements. Même le professeur de mathématiques est là !! C'est ça qu'Agnès veut faire, toute sa vie elle veut écrire et composer des chansons pour les chanter dans ses spectacles. La foi est là... !
Un bel après-midi ensoleillé, Agnès a rendez-vous avec Antonio mais il ne vient pas. Il est facile de deviner qu'il s'est passé quelque chose de grave. Agnès comprend très vite que si du côté de son père cette relation ne pouvait même pas être envisagée, de l'autre côté c'était encore pire.
En effet, quelques jours après, les deux amoureux se revoient et après avoir étudié leur cas, ils décident de faire ce que leur famille veut. Ils savent qu'ils ne pourront jamais vivre loin de leurs parents respectifs et leur faire de la peine. Agnès et Antonio pleurent ensemble, leur cœur est lourd, très lourd mais ils décident de ne plus se revoir et de respecter leurs proches.
Agnès a 18 ans. Elle passe son permis de conduire,
son père lui offre une superbe voiture rouge. Agnès
est « virée » du lycée et doit
aller en LEP. Son frère est
« viré » du collège et ils vont
tous les deux dans le même Lycée d’Enseignement
Professionnel à Septèmes Les Vallons (banlieue
marseillaise). Agnès est en BEP Commerce et Pierre en CAP
Comptabilité. Tous les deux travaillent très bien.
Agnès se réfugie dans la musique et composition.
Antonio lui manque terriblement et elle en fera une partie de son
inspiration pour ses chansons.
PREMIER EMPLOI
A la fin de l'année Agnès passe en deuxième année de BEP Commerce, elle reprend petit à petit confiance en elle, continue la musique. Aux vacances de Noël, sa voisine lui propose un emploi en CDD pour le remplacement d'une collègue qui attend un bébé et qui est en maladie. Agnès fait la connaissance du milieu professionnel. Elle travaille au Service Comptabilité, apprend à utiliser un ordinateur et tout se passe bien. Les collègues de bureau sont super sympas, il n'y a que le Directeur qui était absent lorsqu'Agnès est entrée dans la Société et qui ne l'accepte pas. Mais il n'est là que très rarement et ne peut rien faire car Agnès donne entière satisfaction. A la fin des vacances, Agnès se voit proposer un CDD d'un an car la personne enceinte ne reprendra son travail qu'à la fin de son congé maternité. Agnès va travailler chaque jour, et le samedi se rend à son école pour prendre tous les cours de la semaine. Quand la titulaire rentre de sa longue maladie/maternité, Agnès va dans d'autres services comme l'Export, le Groupage pour finir un mois à l'aéroport de Marignane au Fret. Tout se passe bien et Agnès est prête à travailler où on voudrait d'elle. Agnès enchaîne CDD sur CDD, aussi bien en comptabilité qu'en secrétariat et saisie pour obtenir un CDI dans une Société de réparations navales et industrielles.
LE MARIAGE
Un jour, alors qu'Agnès sort de son travail, elle rencontre un ancien copain de son quartier. Il descend et vont manger ensemble. Il s'appelle Franck, il est trèsgentil et sympathique. Tous les deux s'entendent à merveille. Tous les midis Franck est là, sauf un jour où il ne vient pas. Agnès ne s'inquiète pas, car un imprévu est toujours possible. Par contre, elle est abordée par un homme qui se présente comme le cousin de Franck. Il s'appelle Joseph mais on l'appelle "Jo". Agnès est très méfiante car cet homme paraît vieux et parle bizarrement. Avant de le suivre, elle lui demande si elle peut contacter Franck par téléphone, c'est ce qu'elle fait d'une cabine, après que le soi-disant cousin lui ai communiqué le numéro. Franck répond et confirme. Agnès et Jo se rendent chez ce dernier et y retrouvent Franck. Le repas se passe bien mais Agnès n'a pas confiance en cet homme qui ne lui plaît pas du tout. Depuis, chaque jour il attend Agnès devant son travail lorsqu'elle sort à midi. Agnès se sent harcelée... Les jours, les mois passent, Agnès travaille, va à l'école et dès qu'elle a un moment libre, prend sa guitare, compose et chante... De temps en temps elle va chez Alain Banderra avec qui elle partage son amour de la musique. C'est son seul ami et confident. Agnès ne reverra plus jamais Franck...
Agnès fait les concours régionaux, les radios libres... Ses copines sont ses groupies... Agnès fait du Modern Jazz... Elle voit souvent ses deux copains du lycée Patrick et Laurent avec qui elle partage de bons moments d'amitié.
Antonio reste quand même dans le cœur d'Agnès... elle essaie souvent d'avoir de ses nouvelles par ses cousins... Antonio se marie un jour d'octobre 1983. Agnès est bouleversée, sa vie continue mais le chagrin envahit son âme.
Au bout de quelques mois, Agnès revoit Jo qui lui a téléphoné et il a l'air d'avoir changé, il est mieux habillé, il parle plus clairement et se trouve avec son cousin Léo qui à l'air aussi vieux que lui mais très gentil. Agnès a 19 ans. Je passe les détails sur les prochaines rencontres avec Jo où des hauts et des bas se produisent, la rencontre avec sa nombreuse famille.
Agnès finit son CDD à Marseille et va travailler toujours dans la même Société mais à l'agence de Marignane pour un mois. Ensuite, après une courte période de chômage, Agnès trouve une place de secrétaire-comptable dans une Société de Réparations Navales et Industrielles à Marseille 15ème. Elle travaille pour trois associés très gentils et sympas avec elle. Elle est la seule employée administrative mis à part l'épouse d'un des associés qui fait la comptabilité une fois par mois.
Au bout de quatre mois, Jo demande Agnès en mariage, celle-ci accepte car finalement l'amour de sa vie est marié, cet homme n'a pas l'air si négatif, même s'il passe d'aimable à détestable. A 20 ans, on ne sait rien et on ne suit pas ses pressentiments. La preuve, le 7 avril 1984 Agnès se marie. Son mari a 28 ans, il a pris la succession de son père en tant que Tailleur de pierres avec l’exploitation de la carrière (soi disant cadeau de mariage, un cadeau qui va se révélé empoisonné). Le couple habite tout d’abord chez les parents de Jo, puis à Pont de l'Etoile. Ils déménagent et s'installent à Roquevaire.
Agnès n'a plus le droit de jouer de la guitare, de chanter, sauf en cachette lorsque son mari est au travail. Il l'oblige à démissionner de sa place. Elle ne peut plus voir ni ses copines ni ses copains, et c'est en cachette qu'elle va rendre visite à ses parents. A 20 ans, Agnès est femme au foyer. Alors elle décide de faire un bébé...
Agnès part du domicile et se réfugie chez ses parents, elle trouve un travail au Bureau du Personnel dans une grande société de Marseille. Le 30 septembre 1985, Agnès met au monde une magnifique petite brunette aux yeux bleus. Elle est magnifique, Agnès lui donne le prénom de Marie-Angélique. L'époux d'Agnès lui promet monts et merveilles et elle retourne vivre avec lui. Ca ne durera que 6 mois.
Agnès part en Haute-Garonne rejoindre sa famille qui s'y est installée. Agnès élève son enfant seule, va travailler en intérim et demande le divorce...
Durant des mois son mari la harcèle, la menace ainsi que sa famille, puis il la supplie, lui jurant qu'il a changé, qu'il s'est aperçu qu'il l'aimait et qu'il ne pouvait vivre sans elle.
Toujours pas assez mûre pour ne pas y croire, Agnès annule le divorce. Marie-Angélique a deux ans, elle est le rayon de soleil de sa vie et Agnès se dit qu'elle n'a pas le droit de priver son enfant de son père, aussi bizarre soit-il, s'il y a une chance qu'il ait changé... (Mais on ne change pas quelqu'un, on s'y habitue !) Puis, son mari doit trouver un appartement alors il conseille à Agnès de rester chez sa famille, en attendant il viendrait les voir. Agnès essaie de subvenir du mieux possible aux besoins de son enfant et aux siens (avec l'aide de sa famille), elle trouve un travail dans une agence immobilière à Toulouse, son mari fait des visites surprises, puis repart, les mois passent puis Agnès s'aperçoit qu'elle est enceinte. Un jour d'hiver, son mari arrive comme souvent et toujours sans rien de nouveau côté appartement, il a bu, il conduit très vite et mal, en donnant des coups de frein. Agnès qui a des nausées dues à ses premiers mois de grossesse lui demande de ralentir. D'un coup elle se reçoit une gifle gigantesque et c'est là qu'Agnès lui jure que ce sera la dernière de sa vie.
Le divorce est à nouveau demandé et sept années de combat juridique vont suivre...
Agnès obtient un logement HLM, son premier logement pour elle toute seule et ses deux filles, car le 1er juillet 1988, Agnès met au monde une petite fille blonde aux yeux bleus, Amélie, un deuxième bonheur dans cette tourmente... un tout petit bébé né un mois avant terme et qui paraît très fragile. Par rapport aux menaces de Jo, l’hôpital a ordonné qu’Agnès soit enregistrée sous X et qu’aucunes visites autres que celles de ses parents et frère ainsi que les appels téléphoniques, ne soient autorisés. Amélie était en couveuse mais par rapport à un problème d’incompatibilité sanguine entre ses parents, elle devait aller à l’hôpital chaque jour. Un matin, alors qu’Agnès préparait Amélie avant son départ en ambulance, une sage-femme est entrée affolée dans sa chambre pour en lui disant : « Cachez-vous, il est là ! ». Agnès a pris son bébé dans les bras en tremblant et s’est renfermée dans la salle de bain jusqu’à ce qu’on vienne la chercher. Au bout de quelques minutes elle pouvait sortir, Jo était parti. Il était venu par hasard à la maternité en racontant que ce n’était pas son bébé et que le bébé que sa femme avait eu était d’un autre homme et qu’il l’a battait. Une histoire aussi folle que lui était fou. D’après le personnel de l’hôpital, il avait bu et était dans un sale état. Ce jour là, Agnès n’a eu aucune visite pour raison de sécurité et a passé la journée à pleurer car elle s’inquiétait beaucoup pour Amélie. Quelques jours plus tard après que son sang ait été changé, Amélie a pu quitter sa couveuse et retrouver la chambre avec sa maman. Puis elles sont sorties, toujours avec prudence de peur que Jo rode dans les parages. Au fil des jours le petit corps chétif d’Amélie s’est développé et elle est devenue un beau bébé potelet souriant tout le temps. Marie-Angélique était contente d’avoir une petite sœur mais ne réalisait pas trop. En plus, dans sa vie de petite fille de presque trois ans, elle avait été à l’école pour la première fois, elle avait déménagé ailleurs que chez sa mémé et avoir une petite sœur avec qui partager sa maman était un comble.
UNE DEUXIEME VIE
Agnès reprend ses esprits, ses filles lui donnent la foi et la force d'avancer. Elle passe des annonces pour rencontrer des musiciens, compose et écrit la nuit ; son bel Antonio est sur son épaule comme "el duende" sur l'épaule du guitariste flamenco. Son inspiration est variée, elle écrit pour ses filles, sur sa vie, sur ce qu'elle voit autour d'elle. Les annonces portent leurs fruits et Agnès rencontre Michel-Pierre AUTISSIER, il est auteur compositeur interprète, il connaît du monde à Toulouse, dont un arrangeur de grand talent, Jean RIGAUD. Agnès va enregistrer au studio de Jean, fait faire des maquettes, puis elle rencontre José KRIS qui va lui montrer les techniques de la Rumba à la guitare. Agnès est autodidacte mais très douée. Puis les chansons sur des airs de rumbas vont s'enchaîner, les spectacles, les concours... Entre temps, Agnès trouve un emploi dans une des plus grandes sociétés de la région en tant que Secrétaire trilingue au Service Marketing et Ventes. Les membres de la Direction autant que le personnel est super sympa et malgré le règlement très rude au niveau de la sécurité, Agnès travaille dans une super ambiance et elle est un peu la "chouchoute" de tous, avec son accent marseillais et son tempérament latin. Elle accumule vie professionnelle et artistique. Elle vit aussi bien la nuit que le jour... Une nuit, Agnès rêve d'Antonio, qu'ils se retrouvent et s'enlacent en pleurant. Ce rêve la marque tellement, qu’Agnès décide de téléphoner à son amie Sylvie qui vit à Marseille pour qu'elle essaie de faire passer un message dans le quartier où Antonio vit. Quelques jours après, le téléphone sonne, Agnès n'attend rien, n'espère rien mais C'EST LUI, sa voix chaude parcourt le corps, le cœur et l'esprit d'Agnès, elle n'arrive presque plus à parler... Ils échangent deux ou trois mots sur les nouvelles familiales, il a deux enfants, travaille... Agnès essaie de résumer son petit aperçu du mariage, mais sans insister, lui dit qu'elle a deux magnifiques filles... etc. Elle lui explique le rêve qu'elle a fait qui l'a obligé à faire quelque chose. Il lui dit qu'elle a bien fait. Antonio est tendre, il a cet amour pour elle dans sa voix, rien n'est changé, c'est comme s'ils s'étaient vus la veille. C'est un miracle ! Il promet de lui téléphoner régulièrement, et ils ont du mal à raccrocher le téléphone.
Puis Agnès connaît de plus en plus de gens, fait des concours sur la région, dans les départements limitrophes, elle fait sa première télé TELE TOULOUSE. Agnès perd beaucoup de concours à cause du trac qu'elle n'arrive pas à maîtriser, mais quand elle commence à gagner, elle les gagne presque tous. Mais dans sa vie trépidante, Agnès ne peut chasser la pensée qu'il faut qu'elle voie son amour de toujours, Antonio. Elle décide alors de faire tous les concours qui se déroulent dans la région marseillaise.
LES RETROUVAILLES
Agnès s’inscrit dans un concours qui se déroule dans un grand Parc à Marseille. Elle s’y rend avec Michel-Pierre qui vient avec son amie. Agnès a donné rendez-vous à son amoureux et à ses copines « les jumelles » dont Sylvie qui a transmis le message qui va transformer sa vie.
Le concours est plutôt bidon, Antonio est présent comme convenu. Il n’a pas changé, juste un peu mûri, il est toujours aussi beau, le plus bel homme qui puisse exister pour Agnès ! Tout se déroule à merveille, comme dans un rêve. Agnès est entourée de ses amis de Toulouse, de ses amis de Marseille et surtout son cœur est comblé. Elle a réservé une chambre d’hôtel mais Antonio est obligé de rentrer chez lui, même tard dans la nuit, car sa femme l’attend. En plus, elle est enceinte de son troisième enfant… Un sentiment d’abandon et d’injustice s’empare d’Agnès, elle sait que c’est mal car elle est consciente qu’ils n’avaient pas le choix et que c’est normal qu’il ait fondé une famille. Agnès ressent un sentiment de jalousie en les imaginant ensemble, elle n’est pas en colère mais en touchant du doigt la réalité, elle est en conflit avec elle-même, rien ne pourra l’empêcher d’aimer cet homme, tellement qu’elle est prête à tout accepter. La réalité est tout de même douloureuse ! En plus, elle n’a jamais porté l’enfant de son unique amour et c’est une autre qui le lui donne. Puis il faut rentrer en Haute-Garonne, à nouveau se séparer, c’est dur, très dur mais il tarde à Agnès de retrouver ses deux poupées qui lui ont manquées durant 48 heures. Antonio vient lui donner un dernier baiser avant son départ.
Dès son arrivée chez elle, Agnès cherche un autre concours dans les Bouches du Rhône. Elle en trouve un deuxième à Lançon de Provence… Le quotidien a repris son rythme entre les enfants, la maison, le bureau, la musique (les répétitions avec José, les enregistrements en studio, les spectacles). Agnès ne ressent plus les sentiments néfastes qu’elle a eus envers sa situation amoureuse, son amour est intacte mais avec le visage actuel d’Antonio, non plus celui qu’il avait des années auparavant.
Agnès met tout en œuvre pour pouvoir se rendre à Marseille le plus souvent possible. Elle fait d’autres concours, part en vacances avec ses filles et sa mère chez la famille dans le Var, et bien sûr, à chaque fois, elle peut voir l’homme de sa vie. Elle fait alors la promesse à ses filles lors d’une ballade sur une plage varoise, qu’un jour elles viendront toutes les trois habiter dans la région.
Puis, on lui propose un CDI au service Comptabilité de la société où elle travaille. D’un coup, Agnès est prise de panique et se dit que si elle a un emploi stable en Haute-Garonne, ses chances de revenir en Provence diminuent. Elle refuse donc et pense qu’avec ses indemnités de fin de contrat, elle pourrait alors payer un déménagement, repartir à zéro et en fait son but premier. Elle passe une annonce directement dans un journal gratuit du Var car elle adore Marseille mais seule avec deux fillettes ce ne serait pas facile compte tenu de la taille de la ville, à Aix en Provence les logements sont très chers et difficiles à trouver. Agnès opte alors pour Toulon, qu’elle connaît seulement pour l’avoir traversé. Quelques temps après, une propriétaire lui téléphone et lui propose un appartement avec deux chambres refait à neuf. Une femme très sympathique et confiante même après qu’Agnès lui ait expliqué qu’elle arrivait avec ses deux filles et sans emploi. Tout s’est vite passé, Agnès a quitté l’entreprise où elle travaillait, tout le personnel lui avait préparé une petite fête et avait fait une collecte pour l’aider dans sa nouvelle vie.
Titre : CUANDO TE VEO (chanson mi variété française mi gitane) posté le dimanche 17 septembre 2006 01:50
Cette chanson est le reflet de ma vie sentimentale.... Comme dans les plus beaux romans, les plus belles histoires d'amour sont impossibles... mais pour le moment la mienne n'a pas eu de fin tragique, elle a commencé et ni elle continue, ni elle est finie, l'avenir nous le dira...








